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Votre pays de destination : Libye

LIBYE, capitale

TRIPOLI

LIBYE, office de tourisme

2 rue Charles Lamoureux
75016 Paris
Tél. 0147047160
09h00/15h00 sf samedi

LIBYE, formalités légales, visas

- Passeport sans visa Israélien traduit en arabe, possibilité de traduction au consulat, prix 25E en espèce
- Visa: 2 photos,2 formulaires et 20E; valable 1 mois; télex du Service de l'Immigration en Libye
en cas de voyage d'affaires.

LIBYE, santé

Santé: vaccins typhoïde, hépatite, polio recommandés; risque de lèpre et rage au contact des animaux domestiques ou errants.

LIBYE, sites touristiques

Tourisme: Tripoli, ruines grecques et romaines à Leptis Magna, Sabrantha et Cyrene, désert du Sahara, Benghazi, Misurata, Az Zawiyah, Sebha.

LIBYE, langues

Langue officielle: arabe. Anglais et italien répandus.

LIBYE, présentation

Vaste territoire désertique très peu peuplé, cette ancienne colonie italienne est devenue l'un des pays africains les plus riches. Ses ressources en hydrocarbures l'ont brusquement propulsée au-devant de la scène internationale, où elle tient un rôle prépondérant, sous la férule du colonel Kadhafi, notamment au sein de l'OPEP et du monde arabe, même si son implication dans des actions terroristes a eu pour effet d'accentuer un isolement qu'elle cherche à rompre. Limitrophe de l'Égypte, du Soudan, du Tchad, du Niger, de l'Algérie et de la Tunisie, ce pays, qui s'étend sur 1 759 540 km2 (trois fois la superficie de la France), borde la Méditerranée. Si son milieu physique semble ingrat et inhospitalier, en revanche la richesse de son sous-sol est à l'origine de son récent développement économique.
Le pétrole a commencé à être exploité en 1961. Plusieurs facteurs expliquent la rapide progression de la production, qui a fait de la Libye, avec 161 millions de tonnes par an, le quatrième producteur mondial en 1970.
Preuve de la modernisation du pays, les activités relevant du secteur tertiaire fournissent plus de la moitié du PIB. La création d'une administration, les progrès rapides de la scolarisation, de la santé, et l'effort consenti dans la création d'infrastructures de transport et de communication ont permis de multiplier les emplois.
Un peu d'hidtoire.
Même si elle ne jouit pas du même prestige que ses voisins égyptien et tunisien, la Libye a participé à plusieurs reprises à la «grande histoire». Sa position entre le Maghreb et l'Égypte en a fait un pont nécessaire pour les empires ayant contrôlé les rivages de la Méditerranée: romain, arabe puis ottoman. La proximité du Sahel en a fait aussi un enjeu dans la pénétration coloniale de l'Afrique noire. Enfin, les batailles de Tobrouk, de Bir Hakeim et d'el-Alamein (en Égypte, mais à la frontière libyenne) au cours de la Seconde Guerre mondiale témoignent du rôle stratégique de cette portion du flanc méridional de la Méditerranée.
La Libye de Kadhafi
C'est dans ce Sahara sans frontière, arabe et islamisé, que s'inscrit l'action de Muammar al-Kadhafi. La découverte du pétrole et le brutal enrichissement du pays dans les années 1960 avait ébranlé les structures encore féodales. Idris Ier fut renversé par un coup d'État militaire le 1er septembre 1969, à l'issue duquel fut créé un Conseil de la révolution, dirigé par Kadhafi. Panarabe, réformiste, religieux, le nouveau maître de Tripoli est cependant trop «nassérien» pour devenir islamiste. Les tentatives d'union avec d'autres pays ­ Soudan et Égypte (1969), Égypte et Syrie (1971), Égypte (1972), Tunisie (1974), Syrie (1980), Tchad (1981), Maroc (1984), Soudan (1990) ­ et la poussée expansionniste vers l'Afrique sahélienne témoignent d'une conscience bédouine d'appartenir à un monde arabo-islamique plutôt qu'à un territoire bien délimité. La politique internationale de Kadhafi s'oriente donc toujours vers la recherche de l'unité de la Libye avec d'autres pays arabes. Mais ses unions improvisées aboutissent à des échecs. D'un autre côté, l'intransigeance de Kadhafi à l'égard d'Israël l'amena à condamner la politique d'Anouar el-Sadate au point d'entraîner avec l'Égypte un bref conflit armé (juillet 1977). Kadhafi est aussi intervenu au Tchad et a pris la bande d'Aozou (1973); ses troupes, appuyant le gouvernement d'union nationale de transition (GUNT) contre Hissène Habré, ont occupé le nord du pays. De sévères défaites, en 1987, ont contraint la Libye à reconnaître le gouvernement de H. Habré et à négocier, en 1989, l'évacuation de la bande d'Aozou, en échange des prisonniers libyens du Tchad. L'agitation libyenne au sein de l'OPEP a connu plus de succès: Tripoli a toujours prôné une augmentation du prix du brut et une diminution corrélative de la production. La Libye a réduit de moitié ses ventes entre 1970 et 1974, puis une nouvelle fois de 1974 à 1987 (alors que d'autres partenaires au discours analogue augmentaient leur production). Mais son poids dans l'OPEP a décliné avec la montée en puissance de l'Arabie Saoudite à la suite de la guerre du Golfe (1991). La Libye s'est souvent trouvée confrontée aux intérêts occidentaux. N'ayant ni les moyens humains ni la capacité organisationnelle suffisants, ses opérations s'apparentent à une «gesticulation» de faible portée. Les signes de modération manifestés depuis la fin des années 1980 doivent être intégrés dans l'ébauche d'une nouvelle tactique de Tripoli. Ainsi, lors de la guerre du Golfe, la Libye, tout en condamnant l'intervention des États-Unis, a pris ses distances avec Bagdad. Après les échecs d'union et les bombardements américains de Tripoli et de Benghazi (1986) ­ en représailles contre les actions terroristes sans doute commanditées par Tripoli ­, la «realpolitik» a conduit le président du Conseil du commandement de la révolution (CCR), le colonel Kadhafi, à concentrer ses efforts sur la restructuration économique du pays, malgré les sanctions mises en place par l'ONU en 1992: un embargo militaire et aérien doit frapper la Libye tant que celle-ci n'aura pas livré les suspects impliqués dans les attentats aériens de 1988 (Boeing de la compagnie PanAm) et de 1989 (DC-10 de la compagnie UTA). La politique économique et sociale inspirée du «Livre vert» a été radicale à ses débuts: dissolution des administrations d'État, répression des opposants, limitation de la propriété foncière et immobilière, suppression du secteur privé, interdiction de recruter des salariés (seuls des associés au capital peuvent augmenter les effectifs d'une entreprise), promotion sociale de la femme (y compris sur le plan militaire). Elle a entraîné des réactions de la part des dignitaires de l'armée, des entrepreneurs et des forces sociales conservatrices. La manne financière octroyée par les revenus pétroliers avait, jusqu'au début des années 1980, servi à contenir ces mécontentements. Or des bouleversements se sont opérés depuis lors: privatisation des entreprises industrielles étatisées, arrestations d'islamistes, discrétion en matière de politique étrangère.

LIBYE, climat

- Climat méditerranéen au littoral, désertique à l'intérieur

 

 

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