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pays de destination : Cameroun
CAMEROUN,
capitale
YAOUDE
CAMEROUN,
office de tourisme
Office du tourisme
73 rue d'Auteuil
7506 Paris
Téléphone: 01 47 43 98
33
Télécopie: 0146512452
CAMEROUN,
formalités légales, visas
- Passeport en cours de validité
- Visa: 2 photos, 1formulaire et 300F;
délai 24h
- Billet de retour ou de continuation
- Certificat d'hébergement légalisé
par autorité compétente
au Cameroun pour un séjour de
plus de 30 jours ou réservation
d'hôtel.
CAMEROUN,
santé
Santé: vaccinations contre la
fièvre jaune et le choléra
obligatoires. Vaccins tétanos,
polio, paratyphoïde, typhoïde,
choléra, hépatite recommandés.
Bouillir et filtrer l'eau. Dans les
régions très humides du
sud, il faut repasser avant de les porter
tous les vêtements qui ont été
lavés : c'est la seule manière
de détruir les vers de Kayor
qui s'y logent parfois et s'incrustent
ensuite sous la peau.
CAMEROUN,
moyens d'accès
Air France, Air Afrique.
CAMEROUN,
transports intérieurs
Cameroon Airlines, Chemin de fer,location
de voiture, autobus...
CAMEROUN,
sites touristiques
Tourisme: Yaoundé, Musée
de l'Art Africain à Bamenda,
réserve de Waza, village reconstruit
de Chefferie, Douala, plages à
Kribi.
CAMEROUN,
spécialités
Le Ndolé (composé de poisson
ou de viande, d'arachide écrasées,
assaisonné de piment); couscous
de maïs, poulet aux arachides,
boeuf aux moix de palme, poisson fumé
au gombo. Cuisine international.
CAMEROUN,
langues
Langues principales: anglais, français.
Nombreux dialectes locaux.
CAMEROUN,
shopping
Poteries, vaneries, cuirs, bijoux, masques,
objets en peau de lézards et
de pythons.
CAMEROUN,
sports
Pêche, chasse (permis: se renseigner
auprès de l'ambassade).
CAMEROUN,
présentation
Le Cameroun se compose de cinq grandes
régions naturelles. La région
côtière offre une succession
de plaines, de rivières et de
fleuves. Le Sud est parcouru par des
fleuves (qui coulent vers l'ouest) et
par des rivières du bassin du
Congo (vers le sud). Au nord de la Sanaga,
le plateau se relève jusqu'à
la barrière de l'Adamaoua qui
s'arrête brutalement en falaise
sur le fossé de la Bénoué.
Situé au fond du golfe de Guinée,
à la charnière de l'Afrique
occidentale et de l'Afrique centrale,
le Cameroun se trouve sur l'une des
grandes fractures de l'écorce
terrestre, de direction principale sud-ouest
nord-est. Des mouvements verticaux
ont affecté le massif ancien,
créant des effondrements comme
le bassin de la Bénoué
ou la surrection de blocs importants
comme celui de l'Adamaoua. Le long de
cette fracture, qui se prolonge dans
l'Atlantique (îles de Bioco, de
São Tomé, d'Annobón),
des manifestations volcaniques ont donné
naissance à quelques massifs
élevés, comme ceux qui
parsèment la région du
Mungo (mont Koupé, Manengouba)
et surtout le mont Cameroun (4 095 m),
encore actif. Un peu plus au nord, de
grands épanchements de basalte
ont recouvert la majeure partie des
plateaux de l'Ouest (altitudes de 1
000 à 1 800 m), d'où surgissent
d'autres ensembles volcaniques, comme
les Bamboutos (2 740 m) ou le mont Oku
(3 000 m).
En ce qui concerne l'histoire. Le climat
et les richesses naturelles du Cameroun
ont, très tôt, favorisé
le peuplement. Le premier État
connu des historiens dans la région
est celui du Kanem, qui se développa
autour du lac Tchad à partir
du IXe siècle. Il devint musulman
au XIe siècle et atteignit son
apogée à la fin du XVIe
et au XVIIe siècle. Il imposa
sa suzeraineté à la majeure
partie du territoire camerounais. Mais
il se heurta sans cesse à la
résistance des peuples et des
petits royaumes camerounais (notamment
les royaumes kotoko et mandara).
À la fin du XVIe siècle,
la grande vague migratoire des Peuls
(ou Foulbés), peuple de pasteurs
nomades qui se déplaçaient
d'ouest en est depuis le Macina, atteignit
le lac Tchad. Au siècle suivant,
les Peuls s'implantèrent dans
l'Adamaoua actuel, contribuant à
la diffusion de l'islam. Ils s'organisèrent
en petits États théocratiques
musulmans, dirigés par un lamido,
à la fois chef politique et spirituel.
Le royaume bamoum fondé à
la fin du XVIe siècle prit son
essor sous le règne de Mbuembue,
à la fin du XVIIIe siècle.
Souverain guerrier, celui-ci étendit
son territoire par la force des armes.
Il s'employa ensuite à consolider
son pouvoir. Au début du XIXe
siècle, les États musulmans
étendirent et consolidèrent
leur pouvoir.
Le Portugais Fernão do Po fut
le premier Européen à
atteindre les côtes du Cameroun,
à la fin du XVe siècle.
Il baptisa l'estuaire du Wouri le «Rio
dos Camarões» (Rivière
des crevettes), qui, par déformation,
donna naissance au nom « Cameroun
». Les Espagnols, les Anglais,
les Français, les Allemands puis
les Américains développèrent
le commerce côtier. Au début
du XIXe siècle, des explorateurs
reconnurent de manière systématique
la côte camerounaise. Les Allemands
furent les plus actifs
Les Allemands, venus tardivement à
la colonisation, possédaient
peu de territoires en Afrique. Aussi
entreprirent-ils de les «mettre
en valeur» de manière intense,
confiant en partie leur exploitation
à de grandes sociétés
commerciales et à des compagnies
concessionnaires. Des colons allemands
créèrent des plantations
de cacaoyers, de bananiers, de caféiers,
d'hévéas, de palmiers
à huile et de tabac. Ils construisirent
des lignes de chemin de fer (Douala-N'kongsamba
et Douala-Yaoundé), des routes,
des ponts, des hôpitaux... Mais
les exactions de l'administration coloniale,
les expropriations massives et la soumission
au travail forcé entretinrent
la résistance des peuples du
Kamerun, qui ne furent jamais totalement
«pacifiés».
Lorsque éclata la Première
Guerre mondiale, les Allemands, comme
les autres puissances coloniales, recrutèrent
des soldats africains. Les Français,
les Belges et les Britanniques, qui
attaquèrent, depuis l'A-EF, le
Congo belge et le Nigeria, cernèrent
le Kamerun et lui imposèrent
un blocus maritime. En 1914, une avant-garde
investit Douala. En 1915, la région
côtière tomba intégralement
et, en 1916, les troupes allemandes,
inférieures en nombre et en armement,
quittèrent le Kamerun pour se
réfugier au Río Muni.
Les Français et les Britanniques
se partagèrent la colonie avant
la fin du conflit.
La colonisation française et
britannique: le traité de Versailles
(1919) qui fixait les conditions de
la paix entérina le partage franco-britannique
du Cameroun. En 1922, celui-ci devint
un territoire sous mandat de la SDN.
En réalité, le Cameroun
français fut administré
comme une colonie ordinaire et le Cameroun
britannique intégré au
Nigeria. La France veilla à supprimer
toutes les traces de la colonisation
allemande pour s'attacher les populations.
Le décret de 1923 rendit obligatoire
l'enseignement en langue française.
L'élite de formation allemande
subit toutes sortes de vexations. Pour
démontrer à la SDN qu'elle
était à la hauteur de
la charge qu'elle avait reçue,
la France s'employa à «
mettre en valeur » le territoire.
Elle acheva la construction du chemin
de fer Douala-Yaoundé et étendit
le réseau routier. Elle reprit
l'exploitation des grandes plantations
allemandes et favorisa l'émergence
d'une classe de planteurs « indigènes
». L'action sanitaire fut marquée
par la lutte du Dr Jamot contre la trypanosomiase.
Pendant la Seconde Guerre mondiale,
les Alliés attaquèrent
et prirent Douala en août 1940
pour obtenir son ralliement. En 1946,
le Cameroun devint un territoire sous
tutelle de l'ONU. Le Cameroun français
intégra alors l'Union française
en tant que territoire associé.
L'évolution se précipita.
En 1956, la France mit en vigueur une
loi-cadre. En 1957, le Cameroun français
devint partiellement autonome, avec
André-Marie Mbida, président
des Démocrates camerounais, puis
Ahmadou Ahidjo, président de
l'Union camerounaise, comme Premiers
ministres. En 1959, le Cameroun français
acquit son autonomie totale. Le 1er
janvier 1960, il accéda à
l'indépendance.
Après l'indépendance,
un référendum consacra
la réunification des deux Cameroun
à l'exception du nord du
Cameroun britannique, qui choisit le
rattachement au Nigeria aboutissant,
en octobre 1961, à la création
d'une République fédérale
du Cameroun qui ménageait les
spécificités des deux
Cameroun et, plus largement, des différentes
régions.
La vie du pays reste marquée
aussi par ses relations avec l'extérieur.
Le Nigeria est un voisin encombrant:
la longueur de la frontière est
propice à de nombreux trafics,
mais aussi à quelques conflits
périodiques dans les secteurs
pétrolifères. Le Cameroun
fait partie de l'UDEAC (Union des États
d'Afrique centrale), avec le Tchad,
la Centrafrique, le Gabon, le Congo
et la Guinée-Équatoriale,
mais cette union est plus monétaire
(avec la Banque des États d'Afrique
centrale) qu'économique et n'a
pas abouti encore à un véritable
marché commun.
Le Cameroun connaît un régime
présidentiel très centralisé.
Le président est élu pour
7 ans au suffrage universel. Le parlement
est constitué de deux chambres
: l'Assemblée nationale (180
députés élus au
suffrage universel pour cinq ans) et
le Sénat. L'existence de dix
provinces et d'une cinquantaine de départements
ne s'accompagne pas de pouvoirs régionaux.
Lors de la réunification, le
bilinguisme fut instauré au Cameroun:
anglais et français sont les
deux langues officielles du pays. Mais,
à la différence de ce
qui se passe dans bien d'autres pays,
ici le français sort gagnant
de cette confrontation. Il reste cependant
que le pays cultive son originalité
linguistique et, après avoir
boudé longtemps les conférences
des chefs d'États francophones,
il y participe désormais régulièrement;
mais il a également obtenu son
admission au sein du Commonwealth.
CAMEROUN,
climat
- Climat chaud et sec dans les plaines
du nord, chaud et humide sur le littoral
-Equatorial dans le sud et le centre
avec alternance de deux saison sèche
(mi-novembre à début mars,
et mi-juin à fin août
(Lainages appréciés entre
mars et novembre, vêtements lavables
préférables le reste de
l'année (vent et poussière).