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Votre pays de destination : Burundi

BURUNDI, capitale

BUJUNBIURA

BURUNDI, office de tourisme

Ambassade&Consulat
24 rue Raynouard
75016 Paris
Tél. 0145206061
10h00/12h00 les lundi, mercredi et vendredi uniquement.

BURUNDI, formalités légales, visas

- Visa: 2 photos, 2 formulaires, photocopie du bilet d'avion et 200F; valable 1 mois, délai 48h(Possibilité d'obtention à l'arrivée: 1 photo, 20USD pour 1 mois)
- Passeport en cours de validité d'au moins 6 mois
- Billet de retour ou de continuation.

BURUNDI, santé

Santé: vaccin fièvre jaune obligatoire pour personnes en provenance de pays infectés. Traitement anti-paludéen recommandés. Vaccinations antityphoïque et contre la parathoïde et le typhus recommandés. Dangers de rhume, grippe, infections et maladies intestinales. Peu de services à Bujumbura.

BURUNDI, sites touristiques

Tourisme: Bujumbura, Lacs Tanganyika et Rugwero, sources de Kilemba.

BURUNDI, langues

Langues officielles: kirundi et français. Swahili et français utilisés dans les cercles commerciaux.

BURUNDI, présentation

Le Burundi forme un triangle montagneux dont un côté s'appuie sur le lac Tanganyika et le pays Imbo. Un axe de plissements nord-sud, dépassant souvent les 2 500 m d'altitude, isole la plus grande partie du pays constituée de plateaux qui descendent en gradins vers la Tanzanie. L'axe central du pays est la «crête Congo-Nil», ou crête de la Kibira, extrémité relevée du vaste élément de socle situé entre les Rifts oriental et occidental: son point culminant, le mont Heha, est à 2 670 m. À l'ouest, la tectonique provoque une retombée brutale sur le fossé du lac Tanganyika, à 773 m, et son prolongement septentrional, l'Imbo (800 à 1 000 m), parcouru par la Rusizi qui apporte au Tanganyika l'eau du lac Kivu. À l'est, la descente est plus progressive, ménageant de vastes espaces entre 1 500 et 1 800 m, où le socle aplani a été découpé en collines. Les affleurements de quartzites donnent des crêtes appalachiennes qui mettent en valeur les plissements anciens. Au sud-est, un escarpement de faille sépare les plateaux centraux du Kumoso, vers 1 200 m. Le Burundi abrite la source la plus méridionale du Nil vers lequel se dirigent ses autres cours d'eau. C'est toutefois le lac Tanganyika qui joue le plus grand rôle.
En ce qui concerne l'histoire.
Le Burundi est l'un des rares pays d'Afrique dont les limites territoriales préexistaient à la colonisation. Comme ses voisins d'Afrique centrale et de la région des Grands Lacs, le pays était autrefois occupé par les Twas (Pygmées), avant l'arrivée des populations bantoues. Ces peuples se sont étroitement mêlés pour donner naissance à une civilisation commune, utilisant la même langue bantoue, le kirundi. Par la suite, s'appuyant sur cette tradition orale controversée, on a voulu distinguer deux groupes de populations, définis par des critères raciaux: les Hutus, petits, bantous et agriculteurs, qui seraient les premiers occupants; les Tutsis, grands, « hamitiques » ou d'origine éthiopienne, pasteurs plus tard venus. Or Hutus et Tutsis parlent la même langue, partagent la même civilisation, sont agriculteurs et éleveurs, et on n'a pu établir le fait de la migration tutsie. L'unification du Burundi a été amorcée par le mwami (souverain) Ntare Rutshatsi (fin du XVIIe siècle), fondateur de la dynastie non tutsie Baganwa, originaire du Buha, au sud-est du pays. Ntare Rutshatsi, après avoir uni les hauts plateaux du centre, pays où l'élevage était prépondérant, encouragea le développement de l'agriculture. Ces transformations économiques entraînèrent une forte croissance démographique. Au milieu du XVIIIe siècle et vers 1830, le Burundi se heurta au Rwanda, qui, mieux organisé militairement, l'emporta. Mais l'expansion se poursuivit, à la fin du XVIIIe siècle, sous Ntare Rugamba (1796-1850) dans le Bugesera et le Buyogoma (au nord-est) et dans le nord-ouest vers l'Imbo. Ce mwami donna naissance au Burundi moderne. Il se dota d'une puissante armée, très entraînée, et conquit un territoire important. Il utilisa également son armée pour se défendre contre les attaques du royaume du Rwanda. Il organisa ensuite ses conquêtes, écrasant les révoltes intérieures de certains chefs, et surtout divisant le royaume en provinces; dans les provinces lointaines le pouvoir était délégué à des administrateurs choisis parmi les princes de sang royal, membres du clan Baganwa; ailleurs, à des Tutsis ou des Hutus; ceux-ci jouaient aussi un grand rôle comme ritualistes royaux. Sous le règne de Ntare Rugamba, la société burundaise continua ainsi à se structurer en deux classes: les Hutus et les Tutsis.
L'arrivée des Européens a été tardive. Mais la domination allemande fut brève: l'Allemagne perdit ses territoires africains pendant la Première Guerre mondiale.
La Belgique, qui occupa le Burundi en 1916, reçut après la Première Guerre mondiale un mandat de la SDN pour l'administrer. En 1925, le Rwanda-Urundi fut rattaché au Congo belge tout en conservant une personnalité juridique distincte. Remodelant le pays à l'image du Rwanda, l'administration coloniale s'appuya sur le mwami, sur les chefs coutumiers et surtout sur les Tutsis, tandis que les Hutus étaient exclus du pouvoir. Le poids des missions s'accrut mais la christianisation de masse a été tardive. Se souciant peu de la mise en valeur économique du pays, les Belges se heurtèrent notamment à des résistances récurrentes dans diverses provinces entre les deux guerres mondiales.
La marche vers l'indépendance du Burundi, dont l'autonomie fut décrétée en 1959, se présentait mieux qu'au Rwanda, grâce au charisme de Louis Rwagasore, un fils du mwami, fondateur (1958) de l'UPRONA (Parti de l'unité et du progrès national) et opposé à toute discrimination raciale entre Hutus et Tutsis ; son assassinat, quinze jours après qu'il eut remporté les élections législatives du 18 septembre 1961 instaurant une monarchie constitutionnelle, déstabilisa le pays. L'indépendance du Burundi fut néanmoins proclamée le 1er juillet 1962. Buyoya fut amené à amorcer une transition démocratique et à constituer le premier gouvernement composé à part égale de Hutus et de Tutsis. En 1992, une nouvelle Constitution instaura le multipartisme. Cependant la situation sanitaire et alimentaire de la population demeura préoccupante, notamment pour les Hutus, déplacés de force par l'armée et regroupées dans des camps en périphérie de la capitale. En 1999, l'urgence de la situation poussa les pays voisins à lever l'embargo économique institué en 1996.

BURUNDI, climat

- Climat tropical (frais en altitude)
- Saison sèche de mai à septembre
(Vêtements légers dans la capitale, vêtements de pluie en dehors)

 

 

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